mardi 11 août 2009

L’honnêteté de le dire

Trop souvent on entant les programmeurs dirent, "on est capable de faire ça !" Même si on, fond d’eux, ils le savent très bien ! Ils n’ont aucune idée de qu’on on parle.

Encore la semaine passée, une cliente m’a téléphoné, pour me demander si j’avais les connaissances dans un domaine très rare. Je savais très bien que si mon téléphone sonnait pour ce poste, c’est qu’elle était mal prise. Qu’elle n’avait pas trouvé de ressources pour combler le mandat.

Je savais aussi que c’était un mandat dès plus payant, potentielle le double et plus de mon tarif habituel. Mais, parfois, il faut primer l’honnête aux mauvais argents.

Elle le savait, et je le sais aussi, je connais beaucoup de choses. Mais, j’ai des spécialités. Mais aussi des incompétences. Elle est tombée dans un domaine que je ne connaissais pas. J’aurais pu faire comme bon nombre, accepter, lui charger le gros et me débrouiller !

J’ai préféré de loin, et c’est que j’ai fait, de lui souhaitant bonne chance en déclinant son invitation.

Longtemps, j’ai cru comme plusieurs, je tétais capable de tout faire. En travaillant assez fort, en mettant les heures qu’ils frauderaient, que j’y arriverais. C’est vrai, avec les années par contre. J’ai appris et surtout compris que j’avais des forces et des faiblesses. Même en cumulant les heures, les heures de fous. Ce serait inutile, cela ne suffirait pas.

Et que si j’étais honnête avec moi-même, encore plus avec mes clients. Donc, lorsque je suis compétent pour faire « un job », je le dis. Et inversement aussi.

La meilleure façon d’aider un client, ce n’est pas d’accepter tout ce qu’il propose, sans penser à nos incompétences. C’est d’être honnête avec lui, au besoin l’orienter vers une autre personne ou encore tout simplement, lui dire que vous n’êtes pas la bonne personne.

C’est comme quand on va à la quincaillerie ou le centre de rénovation, et qu’on demande une information au premier commis rencontrer. Et qu’il commence par nous faire une litanie du rien et du complexe, au lieu de nous dire simplement. Qu’il ne comprend pas ou ne sait pas quoi répondre à notre question.

J’essaie d’être le plus patient possible. Mais, comme tout le monde. Je finis par perdre patience et partir. C’est la même chose pour nos clients. Ils nous engagent pour nos connaissances, et non pour notre ignorance.

Rappelons nous, et honnêtement bien sûr! Comment on réagit dans ce genre d’expérience.

Il semble toujours plus facile, en apparence, de dire « oui boss, présent boss » à toutes demandes. Mais, je prends le pari qu’à long terme, si on est honnête avec nous même et surtout avec nos clients, nos affaires et l’informatique iront encore mieux. Soyons les vieux messieurs aux cheveux gris des centres de rénovations, qui prennent le temps de répondre et de trouver chez l’autre la réponse.

Après tout, penser, différemment, c’est aussi pensé avec honnêteté !

5 commentaires:

Luc Raymond a dit…

intéressant.. tu as raison, je vois cela souvent. L'argent vient souvent avant tout dans le marché de la consultation. J'ai vu souvent des mandats acceptés pis après il patine pour voir si les gens peuvent le faire. J'ai sauvé souvent des mandats où ils étaient prit par manque de connaissance. J'avais plus l'impression d'être un pompier qui éteint des feux que d'un informaticien!

Génération Agile a dit…

Tu as raison Luc. Je t'ai vue "TROP SOUVENT" jouez pompier ..!

Mais, malheureusement, il manque beaucoup de gens qui sont comme toi ..Compétentant .. et héros ..! Mais surtout honnête. Je n'ai qu'un souhait, pouvoir retravailler avec toi un jour. Et cette fois-ci, ne pas éteindre des feux.. !

tortylyst a dit…

Bonsoir Bruno,

Quel beau message d'honnêteté.

Amitié
Gaétane

Pablo Pernot a dit…

Bonjour,

Intéressant.
Deux réflexions,
oui l'honnêteté est primordiale, mais j'emploie plutôt le terme de transparence qui me parait plus adéquat dans mon cas. Quoiqu'il en soit je l'associe avec la notion de courage. Il faut avoir le courage de dire les choses à nos clients. Avec l'expérience on se rend compte qu'il s'agit vraiment d'une valeur importante : mais je ne parle même pas de "morale", mais de productivité et d'efficacité !
Deuxième réflexion : il ne faut pas non plus se flageller systématiquement. On peut répondre à une demande client même sans en avoir la compétence (c'est souvent vrai sur le plan technique du moins, si il s'agit de question métier là par contre...). Le tout effectivement est de le dire : transparence ou honnêté. Mais il ne faut pas jeter à la poubelle : organisation, méthodologie, capacité à monter en compétence, expérience, etc.
en tant que client je suppose que je préferais travailler avec quelqu'un que je sais performant quitte à ce qu'il monte en compétence sur un domaine.

Génération Agile a dit…

Votre conseiller est intéressant et toujours la bienvenue, c’est vrai que le terme transparence semble plus juste. Mais, je préfère tout de même mon choix de mots. La transparence est un acte, quant à l’honnêteté, l’honneur dans ce cas-ci, c’est une valeur profonde de l’individu.

Il est vrai que l’expérience nous aide acquérir cette capacité si importante, en informatique (sans égard aux autres professions bien sur) qu’est la capacité d’apprendre. Je possède personnellement, ou en tant qu’entreprise certaines compétences. Il va de soit, qu’il parfois que je ne maitrise pas toutes les subtilités techniques ou autres de mon champ de compétences. Mais, je n’ai jamais peur d’en parler quand le contexte s’y prête. Et surtout, demander, aller chercher l’aide pour combler les lacunes existantes.

Je visais, beaucoup plus des zones hors champs, ceux qui affirment haut et fort, le « Je suis capable », sans le soutenir de nulle part.

Par exemple, l’un de mes champs de compétences, est l’architecture de base de données (Ms-Sql server et Oracle). Mes compétences, sont ou seraient transposable vers une autre SGBD. Par contre, assit devant Photoshop (infographie et Cie), une fois lancée l’application, j’ai atteins ma limite. Personne ne connaît tout, et personne ne connaît rien !

Même si, j’ai très peu travaillé avec MySQL ou Progress SQL, demain je pourrais faire un excellent job. Au pire, en demandant parfois à nos amis « Google » ou « BING », de m’aider à répondre à certaines Questions!


Vous avez raison, il ne faut JAMAIS jeter un client (ou organisation) à la poubelle. Il faut l’aider, l’aider parfois autrement. Si nous n’avons pas les connaissances appropriées, une autre manière de l’aider, c’est de l’accompagner dans sa quête de gens compétents pour combler son besoin. Ce n’est pas en acceptant le projet, et par la suite, appeler les pompiers, sur factures inutilement par manque de compétence. Je crois, que c’est toujours une mauvaise décision !

J’ai souvent fait partie de ces équipes de pompiers, et c’est un travail très improductif tant pour l’organisation cliente que le fournisseur de services que tout simplement pour les ressources impliquées. Éteindre un feu, on risque toujours s’y brûler, surtout si c’est nous qui l’avons allumé !

En terminant, je ne crois pas que j’ai la solution à cette problématique. Je cherche seulement de nouvelles voies de réflexion. La meilleure des solutions, c’est celle qui est partagée de tous dans un contexte donné !